NAÎTRE DE NOUVEAU

QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ?

 

 

 

Comprendre l’évangile de Jean, chapitre 3

 

ENTRETIEN DE NICODÈME AVEC JÉSUS :

LE ROYAUME DE DIEU ET CE QU’IL FAUT POUR Y ENTRER

 

« Il y avait, parmi les pharisiens, un homme nommé Nicodème, un chef des Juifs. Celui-ci vint à Jésus de nuit et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n'est pas avec lui.

 

Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est pas né d'eau et de l'Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de quiconque est né de l'Esprit.

 

Nicodème lui répondit : Comment cela peut-il se faire ?

 

Jésus lui répondit : Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas cela ? En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage » (Évangile selon Jean, chapitre 3, versets 1 à 11).

 

L’attente des Juifs : le royaume de Dieu

Nicodème vient voir Jésus, de nuit, pour être enseigné par Celui qu’il reconnaît comme « un docteur venu de Dieu ». Jésus va lui parler du royaume de Dieu, un sujet qui préoccupait beaucoup le peuple juif qui attendait la venue du royaume de justice et de paix promis par Dieu. Au cours de l’entretien, Jésus explique à Nicodème ce qui est nécessaire pour voir ce royaume et pour y entrer : il faut être « né de nouveau ».

 

La condition pour voir le royaume de Dieu et y entrer : la nouvelle naissance

Le royaume de Dieu était quelque chose de nouveau qui allait s’établir en Israël, et aucun homme ne pouvait y entrer dans l’état où il était —état de péché et de perdition. Il devait être dans un état nouveau, un état qui convient à ce royaume que le Christ allait établir. Pour cela, il devait être pur, avoir une vie nouvelle, une nouvelle nature, un cœur nouveau, un esprit nouveau. En somme, il devait « naître de nouveau » et devenir un homme nouveau. 

 

« Naître de nouveau » pour entrer dans le royaume de Dieu, une vérité que Nicodème ne comprend pas ! 

Naître de nouveau, ce n'est pas « entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître », comme l’imagine Nicodème.

Naître de nouveau, ce n’est pas chercher à améliorer sa mauvaise nature, car « ce qui est né de la chair est chair » ; autrement dit, un enfant gardera toute sa vie la même mauvaise nature héritée de ses parents.

Naître de nouveau, c’est recevoir une nouvelle nature, que seul Dieu peut donner.

 

Naître de nouveau correspond à un enseignement qui avait été oublié par le peuple et même par ceux qui l’enseignaient

Cette vérité, concernant l’état qui convient pour entrer dans le royaume que Dieu allait établir en Israël, n’était pas nouvelle : les prophètes, en particulier Ézéchiel, l’avaient annoncée. Au peuple d’Israël, Dieu avait dit : « Je répandrai sur vous des eaux pures, et vous serez purs : je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles. Et je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau ; et j'ôterai de votre chair le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair ; et je mettrai mon Esprit au dedans de vous, et je ferai que vous marchiez dans mes statuts, et que vous gardiez mes ordonnances et les pratiquiez » (Ézéchiel 36. 25-27). Ainsi, pour entrer dans le royaume, Dieu avait dit qu’il fallait que chaque Israélite connaisse le changement intérieur opéré par Dieu :

-          d’abord une purification totale (par « des eaux pures » : « l’eau de la Parole ») ;

-          ensuite la réception de la vie donnée par Dieu (« je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau ») : la vie divine, une vie nouvelle, une nouvelle nature, c’est-à-dire « naître de nouveau ».

Nicodème, en tant que docteur de la Loi enseignant le peuple, aurait dû savoir que, sans ce changement intérieur, les Juifs ne pouvaient ni voir le royaume, ni y entrer ! Nicodème aurait dû comprendre ce que Dieu avait dit par les prophètes concernant le royaume de Dieu : qu’Israël devait subir un changement radical —en recevant « un cœur nouveau », « un esprit nouveau »—, conséquence du travail de purification et de la vie donnée par Dieu. C’est pourquoi Jésus fait à Nicodème ce reproche : « Tu es le docteur d'Israël, et tu ne connais pas cela ? » (Jean 3. 10).

 

Durant cet entretien, Jésus fait une grande révélation à Nicodème. Il lui montre que Dieu, le Créateur de tous les hommes, offre à quiconque est né de nouveau, Juif ou non-Juif, une place dans le royaume de Dieu : il suffit d’être purifié des conséquences du péché, ensuite de recevoir la vie divine ; il suffit de « naître de nouveau ». Jésus montre l’acte souverain de Dieu, qui consiste à rendre tout homme apte au Royaume, par cette image : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de quiconque est né de l'Esprit ».

 

COMMENT NAÎTRE DE NOUVEAU ?

Pour naître de nouveau, il faut l’action de la Parole de Dieu (l’eau qui purifie) et l’action du Saint Esprit.

 

Action de la Parole de Dieu

Quand une personne écoute la Bible et l’accepte comme ce qu’elle est véritablement, c’est-à-dire la Parole de Dieu, alors cette même Parole, déposée dans son cœur et dans sa conscience, va agir :

·         elle va dire à la personne qu’elle est née dans le péché, qu’elle est souillée par le mal, que son cœur est mauvais, que ses pensées sont mauvaises, qu’elle ne peut pas se changer elle-même, qu’elle va au-devant du jugement de Dieu, qu’elle ne peut rien faire pour son salut, à moins qu’elle ne soit purifiée et ne reçoive la vie de Dieu ;

·         la Parole de Dieu va lui montrer que Dieu seul purifie et donne cette vie divine ;

·         cette même Parole va travailler en purifiant le cœur, les affections, la conscience, les pensées, les actes… 

Ainsi, quand une personne écoute le message de la Bible et l’accepte sincèrement dans son cœur comme Parole de Dieu, celle-ci agit : la personne connaît alors une vraie purification intérieure, la purification par « l'eau de la Parole », la purification des impuretés.

 

Remarque :

Cette purification intérieure ne peut pas être faite par l’eau d’un fleuve, d’une montagne, d’une rivière, de la mer, d’un robinet, ni même par l’eau dans laquelle une personne est baptisée… ni non plus par une eau dite « bénite » —car l’eau ne peut nettoyer que l’extérieur d’une personne : elle ne nettoie pas l’intérieur, là où se trouve la souillure du péché. La purification d’un homme est faite par la Parole de Dieu : c’est elle qui peut pénétrer à l’intérieur, agir et nettoyer toutes les souillures du péché. C’est pourquoi, ici, l’eau symbolise la Parole de Dieu : elle purifie entièrement celui qui reçoit la Parole de Dieu ; elle fait qu’une personne devienne entièrement nouvelle (cœur nouveau, esprit nouveau, conscience nouvelle, tournée vers Dieu et imprégnée de Ses pensées). C’est cela « être né d’eau ».

 

Action du Saint Esprit

Le Saint Esprit est une Personne divine ; c’est le Saint Esprit qui fait pénétrer la Parole de Dieu dans le cœur d’une personne. Il agit afin que celle-ci prenne conscience de sa mauvaise conduite, de ses actions blâmables, de ses pratiques abominables, … de l’état mauvais et incurable de son cœur. Il agit pour que la personne se prenne elle-même en dégoût, à cause de ses fautes, de son état de péché et de perdition. Le Saint Esprit opère ainsi pour pousser à la repentance envers Dieu, à la confession des fautes : le Saint Esprit travaille au moyen du message de la Parole de Dieu pour que la personne qui écoute Dieu reçoive son pardon. À cette personne purifiée, repentante et maintenant pardonnée, le Saint Esprit communique la vie de Dieu, la vie divine : c’est cela « être né de l’Esprit ».

 

Ainsi, Jésus explique à Nicodème que pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut que l’homme (ou la femme) reconnaisse, en écoutant la Parole de Dieu, qu’il est né dans le péché, qu’il est pécheur par nature, qu’il ne peut rien faire pour changer son état, et qu’il doit laisser Dieu agir. En acceptant l’action de la Parole de Dieu, il est « né d’eau » : son être intérieur est nettoyé, purifié des impuretés. Le Saint Esprit lui communique alors la vie de Dieu, une vie nouvelle : il est « né de l’Esprit », il a en lui la nature divine, une nouvelle nature.

 

Une personne « née d'eau et de l'Esprit » a véritablement reçu de Dieu la capacité exigée pour entrer dans le royaume de Dieu.

 

 

LE ROYAUME DE DIEU

Il comprend deux parties :

– Une partie terrestre, promis à Israël ;

– Une partie céleste, le paradis, promis à tous ceux qui croient en Jésus Christ.

 

LE ROYAUME DE DIEU : CÔTÉ TERRESTRE PROMIS À ISRAËL

Jésus dit encore : « Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à attirer l'attention » (Luc 17. 20). Il n’y a donc pas de gloire extérieure, pas de manifestation de puissance pour dominer le monde. À vrai dire, par la présence même du Seigneur Jésus, le royaume de Dieu était déjà au milieu d’Israël ; certes invisible, mais bien visible pour ceux qui étaient nés de nouveau ; il suffisait de reconnaître Jésus comme le Christ, le Roi d’Israël. C’est pourquoi, lorsque les pharisiens demandent à Jésus quand viendra le royaume de Dieu, il leur répond : « Voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17. 21). Jésus leur parlait ainsi, car il était lui, le Christ, le Fils de Dieu, le Roi d’Israël. Il était Celui qui incarnait le royaume, aussi leur disait-il : « Le temps est accompli et le royaume de Dieu s'est approché : repentez-vous et croyez à l'évangile  » (Marc 1. 15). Ainsi donc, le royaume de Dieu était près de s’établir en Israël ; cependant, pour que ce royaume s’établisse dans les faits, il fallait d’abord qu’Israël, en tant que nation, se repente, croie à l’évangile, ensuite, reconnaisse Jésus comme le Roi, le Christ, le Fils de Dieu.

 

Israël a rejeté Jésus, le Christ, son Roi

La plupart des Israélites voyaient en Jésus une personne ordinaire, un charpentier ou « un docteur venu de Dieu », un homme qui fait des miracles... Ils ne voulaient pas de lui comme le Christ, leur Roi. Et ils l’ont clairement exprimé en ces termes : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (Luc 19. 14). Hélas, la nation juive ne voulait pas que celui-ci règne sur elle, parce qu’elle refusait de reconnaître :

-          un Christ (appelé aussi Messie) venu dans l’abaissement, dans l’humilité, dans la pauvreté ;

-          un Christ qui parlait de péché, de repentance, de purification, de justice, de jugement, de nouvelle naissance ;

-          un Christ qui obéissait à Dieu et Lui donnait toute la gloire…

En somme, les Juifs méprisaient un Christ sans grande apparence et sa compagnie ne leur semblait pas désirable. Le prophète Ésaïe avait annoncé la défiance, voire l’indifférence du peuple, à l’égard du Jésus, le Christ. Ainsi, parlant du Christ qui allait venir en Israël, il dit : « Il n'a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n'y a point d'apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c'est que la langueur, et comme quelqu'un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n'avons eu pour lui aucune estime » (Ésaïe 53. 2-3). « Toutefois parmi les chefs beaucoup crurent en lui ; mais à cause des pharisiens, ils ne se déclaraient pas, de peur d'être exclus de la synagogue ; car ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu » (Jean 12. 42-43).

 

Le royaume terrestre de Dieu n’a pas pu s’établir

Aveuglée par ses péchés, son refus de se repentir et son opposition à Jésus, la nation juive tout entière rejetait son Roi ; en conséquence, l’établissement visible du royaume de Dieu en Israël ne pouvait pas avoir lieu, il était remis à plus tard. En attendant, le royaume allait prendre une forme cachée. Ainsi tous ceux qui sont vraiment nés de nouveau —qui ont la vie divine, qui ont « un cœur nouveau, un esprit nouveau », qui ont une nouvelle nature— sont dès à présent appelés à appliquer les principes du royaume, dont quelques aspects avaient déjà été évoqués par Dieu, à travers le message du prophète Ézéchiel : « Que vous marchiez dans mes statuts, et que vous gardiez mes ordonnances et les pratiquiez » (Ézéchiel 36. 27).

 

L'établissement du royaume de Dieu, visible sur la terre, n’a pas eu lieu en ce temps-là ; cependant, tous ceux qui sont « nés de nouveau » sont appelés à mettre en pratique les enseignements de Dieu, comme si le royaume existait physiquement ; ces enseignements se trouvent tous dans la Bible, la Parole de Dieu.

 

Israël allait au-devant du jugement de Dieu

Ayant officiellement rejeté le Christ, Israël, en tant que nation, allait manifestement au-devant de la colère de Dieu, au-devant de son jugement. Autrement dit, la nation juive tout entière allait au-devant de la perdition. Pour arrêter ce jugement, le Christ allait s’offrir lui-même à Dieu, en se mettant à la place d’Israël, en vue de prendre sur lui le châtiment que méritaient les fautes du peuple : il allait porter les péchés d’Israël, souffrir et mourir ! Dès lors, on comprend pourquoi Caïphe, le souverain sacrificateur, l'une des plus hautes autorités religieuses au temps de Jésus, avait dit et prophétisé (sans vraiment comprendre la portée des paroles qu'il prononçait !) : « Il nous est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation tout entière ne périsse pas. Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation, et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11. 50-52).

 

LE ROYAUME DE DIEU : CÔTÉ CÉLESTE (LE PARADIS) PROMIS À TOUS CEUX QUI CROIENT EN JÉSUS CHRIST

Dans son entretien avec Nicodème, Jésus a parlé jusque-là de ce qui est nécessaire pour entrer dans le royaume terrestre promis par Dieu à Israël : il faut être né de nouveau. Maintenant, il va parler du ciel, le paradis (son lieu d’habitation) et de ce qu’il faut pour y entrer. Il dit à Nicodème : « Si je vous ai parlé des choses terrestres et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous si je vous parle des choses célestes ? Et personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 12-15).

 

La condition de tous les hommes est identique à celle d’Israël : ils ont le péché en eux, ils sont pécheurs par nature, ils sont souillés ; dans un tel état, ils ne peuvent pas avoir accès au ciel, le paradis. De plus, à cause des péchés qu’ils commettent, les hommes sont coupables devant Dieu, ils vont au-devant du jugement, ils sont destinés à périr, dans des tourments éternels, loin de la face de Dieu. Pour sauver l’humanité perdue, le Christ Jésus s’est sacrifié pour elle, en allant lui-même à la rencontre du jugement de Dieu. Il s’est mis à la place de chaque être humain, pour prendre sur lui le châtiment que méritent ses fautes, « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16) et entre au ciel.

 

Pour sauver la race humaine, Jésus est mort sur la croix

Jésus illustre le sacrifice de sa vie en rappelant à Nicodème un épisode du voyage du peuple d’Israël dans le désert. Alors qu'il était en danger d’extinction, le peuple a été sauvé grâce à l’intervention divine. En effet, il y a bien longtemps, les Israélites étaient en Égypte, opprimés et réduits à l’esclavage. Pour mettre un terme à cette grande souffrance, Dieu leur envoya Moïse. Il était chargé de délivrer le peuple du joug du Pharaon, de les faire sortir d’Égypte et de les emmener en Canaan, la terre que Dieu avait promise à Abraham, leur ancêtre. Délivrés par la puissante main de Dieu, les Israélites quittèrent alors la terre d’Égypte. Sous la conduite de Moïse, ils traversèrent la mer et arrivèrent au désert. Après plusieurs  étapes, « ils partirent de la montagne de Hor, par le chemin de la mer Rouge, pour faire le tour du pays d'Édom, et le cœur du peuple se découragea en chemin. Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d'Égypte, pour mourir dans le désert ? car il n'y a pas de pain, et il n'y a pas d'eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable. Et l'Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, et ils mordaient le peuple ; et, de ceux d'Israël, il mourut un grand peuple. Et le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Éternel et contre toi ; prie l'Éternel qu'il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple. Et l'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un [serpent] brûlant, et mets-le sur une perche ; et il arrivera que quiconque sera mordu, et le regardera, vivra. Et Moïse fit un serpent d'airain, et le mit sur une perche ; et il arrivait que, lorsqu'un serpent avait mordu un homme, et qu'il regardait le serpent d'airain, il vivait » (Nombres 21. 4-9).

 

En rappelant cet épisode du voyage du peuple d’Israël dans le désert, Jésus révèle à Nicodème qu’il va, lui Jésus, mourir pour tous les hommes, et offrir le salut à quiconque veut échapper à la mort éternelle (la séparation de Dieu, loin de lui pour toujours) et aux souffrances des peines éternelles, connues sous le nom d’« enfer ». Pour cela, il allait être élevé sur une croix, en vue de porter « nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2. 24). Dès lors, quiconque réalise qu’il est pécheur, perdu, a une seule chose à faire, c’est de regarder à Jésus, élevé sur la croix, car ce regard-là est le regard de la foi, c’est le regard de la vie, c’est le regard qui sauve. Regarder à Jésus Christ, c’est avoir la foi en Lui, c’est croire que Jésus est Celui qui est capable de me sauver de la perdition éternelle, de me donner la vie éternelle, de m’ouvrir la porte du ciel, le paradis, parce qu’il a enduré à ma place le jugement que je méritais. 

 

Ainsi, sous une forme imagée, Jésus annonce à l’humanité perdue cette bonne nouvelle : « Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu'il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 14-17).

 

Bonne nouvelle : la vie éternelle, l’entrée au ciel, est accordée à quiconque croit en Jésus Christ !

« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36) ; il échappe au jugement, à l’enfer, et Dieu lui accorde quelque chose de bien meilleur qu’un royaume terrestre en Israël : Dieu lui accorde le ciel, le paradis.

 

 

EN DÉFINITIVE, NAÎTRE DE NOUVEAU, QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE ?

 

Naître de nouveau signifie recevoir la vie divine, vie que Dieu donne et sans laquelle il n’est pas possible d’entrer au ciel, le paradis. C’est pourquoi le Seigneur Jésus insiste et dit : « Il vous faut être nés de nouveau ».

 

 

 

’’IL VOUS FAUT ÊTRE NÉS DE NOUVEAU’’

Toi, es-tu vraiment né de nouveau ?

 

Crois-tu sincèrement que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu ?

À propos de Jésus Christ, sache que « celui qui croit en lui n'est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; en effet, quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient réprouvées ; mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées comme faites en Dieu » (Jean 3. 18-21).

 

As-tu regardé à Jésus mort à la croix, comme le seul moyen d’être sauvé ?

Viens à Jésus, la vraie lumière, et tu verras par toi-même que tu es pécheur, que tu es perdu. Accepte le fait que tu ne peux te sauver toi-même. Tourne-toi vers Dieu, et confesse-lui tes fautes et demande-lui pardon : c’est cela se repentir. Accepte avec humilité et reconnaissance le moyen que Dieu t’offre : Jésus mort à la croix (parce que c’est lui qui a porté tes péchés) ; Jésus ressuscité (parce que Dieu a accepté le don volontaire de sa vie pour te sauver). Crois dans ton cœur que Jésus est effectivement le Christ, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, ton Sauveur personnel.

 

As-tu la certitude d’avoir la vie divine, la vie éternelle ? As-tu la certitude d’entrer au paradis ?

Jésus te dit : « La volonté de mon Père, c'est que quiconque discerne le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6. 40). « Discerner le Fils et croire en lui » veut dire :

-          reconnaître que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant ;

-          le recevoir dans son cœur comme Seigneur et Sauveur personnel : « à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, c'est-à-dire à ceux qui croient en son nom – qui sont nés non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu » (Jean 1. 12-14).

Mais attention, croire en Jésus Christ est une affaire de foi, la foi du cœur —et pas seulement l’affirmation par la bouche—, ainsi qu’il est écrit : « La parole de la foi, laquelle nous prêchons : Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et que tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, tu seras sauvé. Car du cœur on croit à justice, et de la bouche on fait confession à salut » (Romains 10. 8-9). Ainsi donc, toi, « crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16. 31). Sauvé, tu pourras dire, avec tous les rachetés de Dieu : « Nous étions, nous aussi, autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à diverses convoitises et voluptés, vivant dans la méchanceté et la jalousie, détestables, nous haïssant l'un l'autre. Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d'œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l'Esprit Saint, qu'il a répandu richement sur nous par Jésus Christ, notre Sauveur, afin que, ayant été justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers selon l'espérance de la vie éternelle » (Tite 3. 3-7).

 

EN BREF

Jésus dit à Nicodème : « En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu'un n'est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu. Si quelqu'un n'est pas né d'eau et de l'Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va : il en est ainsi de quiconque est né de l'Esprit » (Jean 3. 3, 5, 6-8).

 

Es-tu né de nouveau ?

As-tu reçu la vie de Dieu, la vie divine, sans laquelle tu ne peux pas entrer au ciel, le paradis ?

 

Telles sont les questions —les vraies— auxquelles ce livre répond, avec des versets bibliques, afin que chacun soit averti et prenne la ferme décision de se tourner vers Dieu, qui seul donne la vie éternelle et ouvre la porte du ciel, le paradis.

JCK